Piquer la couverture de la Reine des Glaces ou se glisser dans une peau de phoque


Hommage au design biomorphe de Charles & Ray Eames, Vík Prjónsdóttir a profité de la Stockholm Design Week 2010 pour lancer sa nouvelle ligne de couvertures.

L’économie islandaise doit beaucoup aux designers de Vík Prjónsdóttir : avant que ceux-ci ne s’associent en 2005, l’industrie de la laine vivait un triste déclin. Dans les décennies 1980 et 90, la laine était pourtant une des ressources les plus exploitées et exportées du pays.

Brynhildur Pálsdóttir, Egill Kalevi Karlsson, Guðfinna Mjöll Magnúsdóttir, Hrafnkell Birgisson et Þuríður Rós Sigurþórsdóttir ont relancé la

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fabrique Víkurprjón (littéralement “laine de Vík”, un village situé à 200 kilomètres au sud de Reykjavík) avec leurs extravagantes couvertures “peaux de phoque” ou “carte géographique”.

La philosophie de Vík Prjónsdóttir est tournée vers la sauvegarde de la culture et de la production locales. Outre la matière première, l’inspiration est également islandaise : elle provient creuset de mythes et légendes islandais, dans la “croyance en l’au-delà et en l’existence d’un monde secret”…

Les designers de Vík Prjónsdóttir osent hardiment les arguments de vente rocambolesques ; d’ailleurs, dépêchez-vous de commander votre couverture car, précisent-il, la ville de Vík est située sur un volcan qui se réveille tous les cent ans, ravageant la région à chaque éruption. La dernière a eu lieu en 1918…

Formés auprès de la Design Academy d’Eindhoven, la Gerrit Rietveld Academy d’Amsterdam, la Central Saint Martins à Londres,  la Iceland Academy of the Arts, la Bauhaus University de Weimar and ou encore le California College of the Arts, les créateurs de Vík Prjónsdóttir partagent leur temps entre leur pays natal et les Etats-Unis, où plusieurs d’entre eux vivent et travaillent.


sources Vík Prjónsdóttir et Coolhunting


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