Hey Joe ! Benjamin Morin chez Borella (et un peu partout ailleurs)

La tentation est forte d’accoler au nom de Benjamin Morin l’étiquette bien pratique de “jeune designer” – car, après tout, il a achevé sa formation en 2008, autant dire hier. Mais on pourrait tomber dans un écueil facile et  imaginer, à tort, des débuts balbutiants et tâtonnants. Prêt-à-porter, son luminaire aux allures de Valentin le désossé, qui hisse d’un de ses bras grêles un chapeau -pardon, un abat-jour – différent sur sa “tête” en fonction des attentes lui a valu de faire partie des lauréats d’un concours envié pour le BHV la même année. A peine l’encre de son diplôme (avec mention) en Design d’environnement et Architecture d’intérieur de l’école Camondo avait-elle eu le temps de sécher que son nom était sur toutes les lèvres.

L’année suivante, le designer industriel remportait le concours Kub Or de Maggi : son interprétation de la classique petite boîte rouge et jaune, sérigraphiée de multiples “chocs” en trompe l’oeil, a été éditée à quelque 200.000 exemplaires. Au succès commercial vient s’ajouter le succès d’estime, et pas le moindre. Sa Ligne d’horizon, un jardin d’intérieur suspendu, ou plus précisément «micro paysage d’intérieur quasi autonome et écologique», a reçu ni plus ni moins que l’aval de la grande prêtresse du design Lidewij Edelkoort. Et la “Ligne d’horizon” de s’afficher à la DesignHuis d’Eindhoven, consécration suprême (taxez-moi de monomanie, nous avons tous nos petits penchants…).

A moitié écoulée, 2010 s’annonce comme une nouvelle année fructueuse : Benjamin Morin est lauréat de la compétition Faces of Design, et son tabouret à bascule (qui fait également office de porte revues) en acier, Joe, créé en 2009, est édité par l’éditeur italien Borella. Les projets affluent : édition spéciale et limitée de Joe pour les dix ans de Made in design, participation à la 7e édition de l’événement Jardins Jardin (jardin urbain et design d’extérieur) aux Tuileries…

Le secret du démarrage rapide et remarqué de Benjamin Morin se trouve peut-être dans son talon d’Achille : il prétend ne pas savoir dessiner, ce qui le force à réaliser directement, pour chaque projet, une maquette à taille réelle. Sans tergiversations ni hésitations.

Source & crédits Benjamin Morin, Kub Or/Maggi, BHV, Borella


Comments

1
  • maupado

    fan de ce jeune homme! Pour compléter les infos sur son parcours, Joe a été découvert par Giuseppe Cerutti, agent de Zanotta et de Borella dans une galerie Parisienne.
    Grand amateur d’objets basculants, j’avais interrogé B.Morin lors de M&O de janvier. Il disait, entre autres, que Joe est le résultat d’une recherche sans objet…

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