Tomber amoureux d’une chaise : Guido Garotti, designer de “l’émotion durable”

Un des lauréats de l’événement londonien “New designers”, Guido Garotti a imaginé un duo de chaises misant sur “l’émotion durable” : la notion de confort, au-delà de la sensation physique, vient se mêler à l’émotion. En résumé, on se sent “confortable” avec sa chaise, comme avec un ami de longue date. Chaque matériau a été sélectionné pour générer et ancrer chez l’utilisateur une émotion particulière. Le daim des dossiers conserve ainsi dans son grain l’empreinte de chaque moment, l’assise en chêne se pare d’une noble patine avec le temps, et le système d’accroche des pieds permet de régler et personnaliser le tout. De surprenants petits picots de métal incitent à jouer avec leurs contours, comme on le ferait machinalement avec un stylo ou un quelconque objet, au cour d’une conversation. Le propriétaire de la chaise peut ainsi modifier son aspect, tout en faisant évoluer sa relation à l’objet. Garotti (originaire de Florence) enrichit la simple fonction d’une dimension relationnelle forte, et transforme ainsi le meuble, au fur et à mesure que la relation se construit, en véritable “patrimoine”. Récemment diplômé du Sheffield Institute of Arts, Garotti ne manque pas de ressources dans le registre : sur son site web, sa vision du design prend l’allure d’un poème en prose, avec une pointe d’humour et d’irrévérence. Une fraîcheur qui a séduit les protagonistes du New designers show, à Londres, comme l’avait précédemment fait le fameux bureau de Robin Grasby : la voie royale ?

source New designers


Comments

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  • maupado

    Je prétends le contraire.
    Quoi, le contraire?
    Rien de plus repoussant que les émotions préparées, orientées même si elles ne sont pas totalement “déterminées”, avec des grosses flèches partout. Je suis plus ému quand je “reconnais”dans le proposition le background du designer, ou son objectif pour la proposition elle-même, ou ce que ça me renvoie de ma propre réflexion. En plus, visuellement, tout ça est très “bruyant”, très démonstratif, très fatigant. Ce qui m’a le plus intéressé, qui m’a “sauté” aux yeux, c’est le souvenir du piètement de la Diamond Chair de Bertoïa. Et hop.

  • Prof Z

    moi, c’est un siège de Nogushi en bambou qui m’est venu à la mémoire mais j’ai été censuré par Dezeen , on se demande pourquoi..
    Maupado doit savoir

  • Prof Z

    Je suis un enquêteur .Ce qui m’interesse c’est le MO qui conduit à la signature car les mots sont souvent bien trompeurs et confus.
    Le Modus operandi (MO) est la manière de procéder.
    L’expression est une phrase latine, traduite approximativement par « mode opératoire », ou plus exactemant, operandi étant une forme verbale, par « manière d’opérer ». Le pluriel est modi operandi (« modes d’opération »). Cette expression peut être utilisée dans de nombreux contextes : organisationnels, professionnels, scientifiques…
    Dans un contexte policier, le modus operandi est le mode de fonctionnement typique d’un criminel et ses façons d’agir.
    Un modus operandi peut être utilisé pour conduire une enquête dans un groupe de criminels. Par exemple, un voleur peut habituellement entrer par une fenêtre à l’arrière d’un domicile, en la brisant avec une pierre. Si un criminel reconnu est supecté d’avoir commis un cambriolage, on peut alors comparer les modi operandi pour aider à l’identification du coupable.
    Le modus operandi d’un criminel peut aussi être utilisé dans le profilage criminel, pour aider à déterminer des indices concernant la psychologie du coupable.
    La méthode d’opération est souvent confondue avec la « signature » d’un criminel. Alors que la méthode d’opération peut changer avec le temps, sa signature restera habituellement la même.

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