Maarten Baptist & la chaise “Lucky Love”

Pour Maarten Baptist, la chaise Lucky Love représente « le savoir-faire néerlandais en matière d’artisanat d’art ; l’attention et le temps que tous les intervenants lui ont consacré sont visibles à l’oeil nu. Dès la première impression, on devine un produit accueillant, confortable, joyeux. Les matériaux mettent en évidence le processus de création. C’est la partie “design néerlandais”». Lucky Love a fait ses débuts à l’espace éphémère Eat Drink Design, au cours de la récente Dutch Design Week à Eindhoven. L’assise, selon son créateur, affiche également des « caractéristiques scandinaves, dans la structure tubulaire noire, et l’emploi de bois massif », sans omettre la touche japonaise, nichée dans le graphisme du coeur et des “doigts”. On pense aux création de Pierre Guariche ou de Donald Knorr dans les années 1950.Une édition limitée à cinq pièces à été réalisée pour l’occasion (deux d’entre elles ont d’emblée été adoptées par une famille hollandaise et un collectionneur japonais). Le designer, Maarten Baptist, espère que la chaise sera commercialisée dès le début de 2011. Croisons donc les doigts pour qu’une vague de Lucky Love déferle sur la capitale française.


(via Contemporist ; pictures Maarten Baptist / Joine & E. Palasse)


Comments

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  • Prof Z

    Je n’ai pas encore saisi tout le génie de Maarten Baptist….Dans les coucours à Udine , il y a quelquefois des chaises de type bunny faites par un jeune desifgner italien ou japonais … Pour te red dop, la partie meuble est quelquefois faible et je ne vois pas ce qu’apporte son canapé. Mais il faut sans doute sortir du commentaire d’image et voir son oeuvre en Hollande…J’ai rarement vu une vague de chaise hollandaise déferler sur la capitale française, le marché étant plutôt orienté structurellement et affectivement vers nos cousins , les italiens de Milan qui prennent des positions de plus en plus fortes dans le carré rive gauche de Paris.

  • Prof Z

    Ni son porte manteau, ni ses couverts, ni ses verres ne sont originaux …du déjà vu ..
    pour le verre dans le concours Martini mais c’est peut être le sien édité par Umbra…
    Le verre trepied , c’est comme le presse citron qui conserve les pépins dans le jus , c’est du design pour se faire voir pas pour servir. petite suprise visuelle maintes fois faites par des artisans avec plus ou moins de sophistication
    Pour la chaise je m’attendais à une surprise comme equity arcmchair de Pollard pour Matteograssi… clic clac, elle e démonte mais rien ….
    Pour le canapé, sana le manequin, il passe inaperçu…
    Des portes manteau de cetype, des couverts evidés, j’en ai vu des dizaines dans les concours design et mles anthologies… Individuation?

  • Prof Z

    J’ai regardé Eat Drink Design at Dutch Design Week 2009 et 2010 dans Dezeen, c’est peut être une experience interessante à vivre mais j ne vois rien dans les objets qui m’interesse. Il faut sans doute plus de proximité que dans un blog avec l’objet…

  • Elodie Palasse

    @Prof Z : qui parle de “génie” ? Je ne fais que mettre en avant les travaux ou designers qui m’ont séduite, je ne m’érige pas en juge ! La Lucky Love chair m’a interpellée, lorsque je l’ai vue au Eat Drink Design : elle m’évoquait le travail de Pierre Guariche ou de Donald Knorr (je devrais le préciser dans le billet). Une fausse maladresse affichée, pour signaliser les étapes du processus de création. J’ai aimé, rien d’autre à ajouter.

  • Elodie Palasse

    @Prof Z : “Rien ne se perd, rien ne se créée, tout se transforme”. Et puis, en effet, je vous ai connu avec un sens critique plus aiguisé ! La “nouveauté” à tout prix ? Mais a-t-on besoin de nouvelles typologies d’objets ?
    Eat Drink Design, comme Proef à Amsterdam, c’est une expérience globale qui mêle l’expo d’objets et l’expérience “eating design” (qui diffère du design culinaire français). Alors, non, la balade quotidienne de blog en blog ne restitue ni l’ambiance ni les sensations (bien agréables)… Le commentaire d’image est assez inapproprié : on peut toujours critiquer la scénographie, mais ça ne va pas faire avancer le Schmilblick.

  • Elodie Palasse

    @Z : au sujet de la Birdhouse de Kuiken (aussi intéressant que ses copains de promo ArtEZ http://w1p.fr/8651), je m’étonne de votre choix. C’est ravissant, bien enlevé, amusant, mais parfaitement inutilisable : les oiseaux sont à la merci des chats 🙂 “C’est du design pour se faire voir, pas pour servir”, comme dirait Z ?

  • Prof Z

    C’est quand mieux que la Peg Chair de Sjoerd Vroonlandeg hybridation faite par 20 jeunes designers sur la toile mais dans une version noire fin XIX conforme au neo baroque wanderien …
    http://static.dezeen.com/uploads/2010/11/dzn_Eat-Drink-Design-at-Dutch-Design-11.jpg

  • maupado

    La regarder se construire, voir les mains plier le bois, fixer le lien, poser la coque sur les brindilles métalliques et sentir la tension, la suspension. Et supposer la promesse d’une résolution prochaine, comme l’ouverture d’une fleur encore contrainte, ou, pourquoi pas, le déploiement d’une coiffure, un dénouement, en quelque sorte.

  • Prof Z

    “l’ouverture d’une fleur encore contrainte “: ce n’est ni une chaise qui se déplie en fleur comme un pop up, ni la thematique explorée par les asiatiques Umeda ou Yoshioka ou Kenneth Cobonpue, ou les européens par Urquiola, ou Wanders , c’est juste des doigts croisés de contreplaqué pour porter chance au designer sur le marché du design et/ou de l’art design…

  • maupado

    Z, je te saurais gré de dorénavant t’abstenir, ici et ailleurs, de traquer mes modestes contributions et de t’appuyer sans vergogne sur mes commentaires dans les blogs pour développer les tiens, toujours d’ailleurs pour les contredire, en gauchir les intentions ou tenter de démontrer leur absence de pertinence.
    J’ai déjà largement et à de nombreuses reprises exprimé mon exaspération et je suis encore malheureusement obligé de le faire ici, car je n’ai pas d’autre moyen de te la communiquer.
    Tu n’es pas mon “ennemi”, comme tu le prétends dans tes interminables et incohérentes logorrhées car je me contrefous depuis très longtemps de ce que tu produis qui n’a, pour moi, strictement aucune espèce d’intérêt.
    Ton attitude à mon égard m’est à ce point insupportable que le prochain de tes commentaires immédiatement accroché à un des miens comme un roquet à un mollet sera, n’en doute pas, le dernier. Ta “victoire” sera totale.
    Chère Élodie, je n’aime pas abuser ainsi de l’espace des commentaires, mais je ne dispose pas d’autre voie.
    (Et toujours bravo, quand même).

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