Axor Bouroullec via l’ECAL : vous prendrez bien un peu de savon ?

Un des plus célèbres ustensiles culinaires suisse, la Girolle a inspiré le designer Max Neustadt, chargé, comme ses camarades de promotion de l’ECAL, d’imaginer de nouveaux produits autour de la ligne Axor pour Hansgrohe, signée des frères Bouroullec. Plutôt que la très traditionnelle Tête de moine (ce fromage dont les fleurettes se formant sous la lame de la girolle évoquent la silhouette du champignon du même nom), Neustadt propose débiter le savon en délicats copeaux. L’ensemble des travaux des étudiants de l’ECAL proposés dans le cadre de l’exercice ont été exposés à Langenthal, à l’occasion du Designers’ Saturday.

On of the most famous culinary devices in Switzerland, the Girolle scraper has inspired designer Max Neustadt when asked, along with his fellow students at ECAL, to imagine new products based onto the Axor line for Hansgrohe by the Bouroullec brothers. Instead of the traditional Tête de Moine cheese (Monk’s head, which shavings remind the girolle or chanterelle mushroom shape), Neustadt offers to scrape a soap. ECAL students’ work have been displayed Langenthal for the Designers’ Saturday event.


Des outils inspirés du jardin zen japonais pour dessiner dans la buée : mieux qu'au doigt… Giulio Parini, ECAL

Dans la salle de bains, graffitis permis ! Su Jung-Cheng, ECAL

Joschua Brunn, ECAL

(source ECAL)


Comments

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  • maupado

    Il y a peu, la salle de bains, c’était simple: un lavabo, un bidet, une baignoire. Pas riche, la baignoire était sabotée, plus riche, on ajoutait un lavabo, coup de folie, la douche était de la fête. Et comme la place était rare, on intégrait tout ça à des rangements, on collait au mur, on rationalisait, voire on ratiocinait, bref, on s’ennuyait ferme.
    Un libéré des pressions financières avec un léger embonpoint du côté de l’ego nommé P. Starck décide un beau jour de dés-intégrer tout ça, extirpe la vasque hors de son plan pour l’y poser comme un bol antique et isole la baignoire des parois, peut-être en avait-il assez de démonter la trappe du tablier pour réparer les fuites des joints contre le carrelage, là.
    L’intégration avait conceptuellement fait son temps, la décomposition allait faire le sien, commercialement surtout.
    Et voilà venu celui de l’organique.
    Sur un même objet, finalement bien sage, on dégage nettement, architecturalement, même, des zones dédiées: là coulera l’eau, là on posera le savon, là on plantera les commandes, le robinet, et attention, à part pour l’eau-la gravité, n’est ce pas- on peut choisir…Enfin, quand on a fait les trous, bernique, mais bon.
    Cette proposition, si impeccablement dessinée soit-elle, me laisse un peu sceptique, qui, alors qu’elle est en sur-représentation, prétend à augmenter ma liberté, mais la prépare quand même beaucoup.
    Bon, tant que cette liberté est conditionnée, et pas conditionnelle…

  • Elodie Palasse

    Maurice, le jour où tu décides d’écrire un ouvrage sur l’évolution de la salle de bains en France depuis les prémices (et je te sais capable de dénicher une carcasse de caracoureur tendue de peau de mammouth pour illustrer le bien-fondé de ta théorie, si si), je postule. Gloire à Maurice, évident apôtre du “goût français” (quoi? c’est mon blog, je manie la private joke si je veux ! ;-))

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