Marie Langaa, Teabag & Cotton Cup

Pour sa théière Teabag, la designer Marie Langaa Pedersen a utilisé un modèle de tissu, ensuite moulé dans l’argile pour obtenir la matrice à la version de porcelaine. Présence surdimensionnée et ironique, une poignée de porte classique fait figure d’anse. Coordonnées à la théière, les tasses Cotton ont été réalisées en suivant le même processus de fabrication.

Marie Langaa Pedersen‘s Teabag is a teapot cast in porcelain, based on a fabric model, the texture of cloth reproduced to perfection by the clay. A funny presence, the teapot handle is a classic doorknob. Matching the teapot, Cotton cups are manufactured following the same process.

Quelque part entre arts appliqués et artisanat conceptuel, c’est dans l’espoir de créer “un tour visuel qui met au défi l’utilisateur et trompe l’oeil” que Marie Langaa a dessiné pot et tasses.

Between applied art and conceptual craft, Marie Langaa has designed both teapot and cup in order to pull “a visual trick that challenges the beholder and questions what the eye sees.”

Marie Langaa Pedersen est diplômée en design de la Royal Danish Academy of Fine Arts, School of Design (Bornholm) depuis 2008. La designer créée, selon ses propres termes, des objets “caractérisés par une mise en exergue de la transformation de la forme industrielle”.

Marie Langaa Pedersen graduated in design from the Royal Danish Academy of Fine Arts, School of Design, Bornholm in 2008. The designer’s products are, according to her own words, “characterised by reflecting a transformation of the industrial impression.”

(source Marie Langaa Pedersen)



Comments

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  • maupado

    Dépasser la géométrie mécanique pour reproduire semblable et non pas même, malgré ou grâce à des process instables, on y verrait comme une tendance plus qu’une échappatoire , quitte à théoriser la stratégie du coucou dans les vieux dessins, ou dans les archétypes, comme Maarten Baas, par exemple.
    Mais non, c’est pas médire.

  • Elodie Palasse

    @Maupado : stratégie du coucou ? Tu y vas un peu fort ! C’est un hommage, pas une porte forcée non plus ! (quoi, il pleut à Marseille, ou bien ?) 🙂

  • maupado

    En fait, c’est le travail de la dame là (tu fais exprès avec les noms, à montrer que des étrangers du nord) qui m’a fait penser à celui de Baas, hyper séduisant, mais pas vraiment affranchi, je trouve.
    Juste qu’il lui faut un objet déjà là, pour qu’il lui tourne autour, qu’il en tire un jus, une image qui vibre, une sublimation, en quelque sorte. Pas sûr que ce soit un hommage. C’est quand même ambigu, y a pas. Bon, j’adore trop trop, en même temps, c’est pour ça, brûlons les icônes.
    A Marseille, on prenait le bain, aujourd’hui, j’ te ferai dire.

  • Elodie Palasse

    @Maupado : ah oui, excuse-moi, je croyais que tu commentais le travail d’Arnaud Lapierre. Viens donc à Paris, l’expo Baas commence demain au musée des arts décoratifs, on y va ensemble ? Et côté patronymes nordiques, brace yourself: je prépare mon séjour à Eindhoven, la DDW commence le 22. Ceci étant, je parle aussi de Français (j’ai même INTW un Michel Padovani récemment, tu connais ?), d’Italiens, d’apatrides, d’aliens…

  • Prof Z

    Rien compris à votre messe Baas et à vos jeux de Hamster Dam. Il y a quelque chose de Eindoven même dans le Tennessee car la DAE infuse ses herbes folles dans une partie du design mondial, le design de galerie.
    Cela me fait penser au travail du designer allemand Werner Aisslinger au CIAV de Meisenthal. Son procédé de fabrication consiste à souffler le verre dans un sac en tissus de fibre de verre fixé sur un châssis métallique.
    http://26.media.tumblr.com/tumblr_kt04xxHv3Z1qzdy0go1_500.jpg
    PS : la liaison avec Lapierre peut se faire via son étude sur l’empreinte…

  • Prof Z

    On pourrait aussi le rapprocher du travail de Julien Carretero , un designer français qui a muté à Eindhoven . Selon la litterature bensimonienne : “Son intérêt principal porte sur l’examen de la production d’objets comme un processus de plus en plus vivant et imprévisible. Son propre processus de fabrication vise à rendre plus floue la frontière entre la série et la production artisanale”
    http://www.gallerybensimon.com/gallery/Carretero_2_3.html

  • Prof Z

    Mais tout cela c’est oublier ce détournement de poignée de porte qu’elle place comme dans cette théière Ti Tang de Philippe Starck de 1992 pour Alessi Ti Tang ,un fiasco commercial que l’on retrouve dans de nombreux musées dont celui des arts decoratifs….
    http://vdm.io.tudelft.nl/fda/starck/strck92.htm

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