Stéphane Laniray, Dry in Japan/Tokyo Nights


Les séries Dry in Japan & Tokyo Nights de Stéphane Laniray racontent une histoire très différente de celle précédemment publiée sur Sleek design (Tokyo Architecture). Visages anonymes, rues encombrées de passants, moments intimes capturés (la brève histoire, en trois clichés, des deux amoureux fascine le spectateur – on aimerait en connaître la fin), trottoirs brillants, mouillés de pluie, et surtout la lumière, étrange, omniprésente.

Stéphane Laniray‘s Dry in Japan & Tokyo Nights series tell a different story than his photographs previously published on Sleek design (Tokyo Architecture). Anonymous faces, busy streets, private moments captured (I was enraptured by the 3-pictures “tale” of the two lovers that you can admire below, dying to know the ending), pavements shiny with rain, and a strange, omnipresent light.

“Une chose qui frappe à Tokyo, c’est la lumière. Jour et nuit, elle est partout. Précise et vive, crue, elle a le pouvoir de mettre en exergue certains détails, de donner brusquement vie à des objets inanimés.” Le grain large, un peu flou du film épaissit encore l’impression de mystère qui se dégage des clichés. Mais le véritable talent de Stéphane Laniray se trouve plutôt dans son empathie naturelle pour les sujets croqués : en un clin d’oeil, ceux-ci se livrent entièrement au photographe, qui s’immisce avec bienveillance dans l’intimité de parfaits étrangers.

“A striking thing about Tokyo is light: day and night, it’s always there, and everywhere. Very focused and bright, there is a certain rawness about it that highlights details, gives sudden life to inanimate objects.” Granularity of the film adds more dimension to the mysterious atmosphere. But Laniray’s greatest talent has to do with his deep empathy towards subjects: in a blink of an eye, they fully open themselves to the photographer, a benevolent intruder on complete strangers’ intimacy.


Comments

2
  • POG

    C’est beau comme un film de Wong Kar-Wai (OK c’est pas au Japon mais la photographie est très similaire).

  • Elodie Palasse

    @POG : effectivement, et encore j’ai laissé de côté des clichés urbains à l’ambiance quasi tropicale (lumière néon froide, humidité), qui donnaient l’impression d’être dans un remake d’In the Mood for Love.

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