Studio WM, Lightness in Lines

Le studio de design WM a récemment présenté sa nouvelle collection de mobilier et objets pour la maison, Lightness in Lines. Les designers néerlandais Wendy Legro et Maarten Collignon ont créé lampes, sièges, tables d'appoint et bureau dont les lignes éthérées contrastent avec le choix des solides matériaux. Frappante illusion d'optique, l'aérienne suspension lumineuse Gradient Light est pourtant faite de verre soufflé artisanalement, son abat-jour arborant un subtil dégradé de couleur. Design Studio WM recently introduced their Lightness in Lines new collection of interior products. Dutch designers Wendy Legro and Maarten Collignon have created lamps, chairs, sidetables and a desk with ethereal lines - but pretty strong materials. The best example of optical illusion is to be found in the Gradient Light, a pendant lamp made from hand-blown glass, colour subtely fading onto its lampshade.

Jonathan Hofmeijer, House Archive – Furniture as a biography

Sorte de version améliorée des meubles classeurs industriels, la House Archive de Jonathan Hofmeijer n'a pas manqué d'attirer l'attention des visiteurs de l'exposition des étudiants de la Design Academy Eindhoven (DAE). Inspired by the kind of filing cabinets one can find in municipal offices, Jonathan Hofmeijer's House Archive caught our eye at the Design Academy Eindhoven's graduation exhibition.

Studio Job maîtrise la marqueterie sans un Quack

Le studio de design fondé par les charismatiques Nynke Tynagel et Job Smeets propose une fois encore son interprétation contemporaine de l'art délicat de la marqueterie. Sur un bâti de bois de rose, le cabinet Quack affiche marqueterie polychrome, parements de bronze et de laiton, panneaux de verre. The design studio, founded by charismatic Nynke Tynagel and Job Smeets, renders yet another example of the designer's fantastic craft of contemporary marquetry. Made of Indian rosewood, the Quack cabinet comes fully ornamented with polychrome wooden veneers, bronze & brass castings or inlays, and glass panels.

Valeriane Lazard, Past, Present & Future

Sur sa théière, Valériane Lazard imprime définitivement les traces successives de souvenirs fugaces. L'objet ventru, acheté dans un magasin de seconde main, a été soigneusement habillé de tissu, cousu à même la paroi de céramique. Etudiante auprès de la Design Academy Eindhoven, Valériane Lazard a conçu son projet de théière dans le cadre d'un exercice du département « Man & Well being ». Valériane Lazard's teapot wears the colours of past events, its stains embodying souvenirs of fleeing moments. Bought in a second-hand shop, the round-bellied teapot has been dressed up by the designer in a tight-fitting attire. Studying at Design Academy Eindhoven, Valériane Lazard's project was born from an « Man & Well Being » course assignment.

Design Academy Eindhoven: pas de direction artistique

Qui sera le prochain directeur artistique de la fameuse Design Academy d'Eindhoven ? Depuis le jour où Li Edelkoort a quitté le navire, il y a plus de deux ans, la question était restée sans réponse. Qui pouvait s'avérer suffisamment charismatique, doué, et courageux pour reprendre le trône ? La sentence est tombée : il n'y aura pas de nouveau directeur artistique. La solution, Anne Mieke Eggenkamp (directrice du comité exécutif de la Design Academy d'Eindhoven) pense l'avoir trouvée dans la re-distribution des rôles au sein de l'équipe actuellement en place. "La voix d'Edelkoort avait ce pouvoir magique de persuader quiconque pouvait l'écouter", rappelle Gabrielle Kennedy. "Elle voyageait, prenait la parole, initiait liens et échanges ; elle a hissé l'école vers le haut, au point que le nom de la Design Academy d'Eindhoven est peu ou prou devenu synonyme du "meilleur du design" en Europe". (…) Who will be the next creative director of the Design Academy Eindhoven? The question had been left without an answer since Li Edelkoort's departure over two years ago. Would anyone be charismatic, skilled an brave enough to sit in her empty chair? Redistributing roles among the existing team is the answer, Anne Mieke Eggenkamp (chairwoman on the DAE's excutive board) has finally decided: no new creative director appointed. "Edelkoort’s voice had the magical effect of making a listener believe", Gabrielle Kennedy remembers.  "She traveled, she spoke, she forged alliances and elevated the school's name until it became practically synonymous with the very best in European design." (…)

Tout l’art de prendre la poussière

Qu'on se le dise : la tendance est à la poussière. Un designer est une personne ordinaire, qui, comme tout un chacun, préfère partager un moment entre amis plutôt que sacrifier un beau dimanche matin à épousseter et frotter sans relâche. Tout du moins, c'est ce que laissent supposer les récentes créations d'Olga Kravchenko et de Yasuhito Hirose, véritables "odes à la poussière". Kravchenko (diplômée du Shenkar College of Engineering & Design, proche de Tel Aviv) a imaginé un ventilateur, des stores et un abat-jour qui… ramassent la poussière, littéralement. Sa collection-capsule Snow dust oeuvre pour le «changement de notre perception de la poussière, considérée comme un désagrément. » Dans la même veine que son homologue israélienne, le designer Yasuhito Hirose souhaiter façonner une lampe qui mettrait la poussière en valeur - et vice versa. Exposé pour la seconde fois à la Design Academy , dans le cadre de la Dutch Design Week, à Eindhoven, son "abat-jour qui magnifie la poussière" fait « briller et virevolter la saleté. (…). Les fils, chargés d'électricité statique, se couvrent peu à peu de successives couches de poussière, jusqu'à arborer un aspect cotonneux, léger et aérien. Dust Shade a permis à Yasuhito Hirose de capturer la beauté de la poussière.» Let it be known: dust is the new trend. Designers are common people, who just like us would prefer to hang out with friends in a nice Café rather than spending a glorious Sunday morning cleaning and dusting their appartment. Well, that is at least what we can suppose, considering Olga Kravchenko and Yasuhito Hirose's latest creations - merely "odes to dust". Kravchenko (she graduated from Shenkar College of Engineering and Design, near Tel Aviv) designed a fan, shutters and a lampshade : the Snow dust series have been designed to induce « a change in the perception of dust which is often seen as an annoyance. » In the same vein as his Israeli counterpart, Yasuhito Hirose wanted to create a lamp that would capture and enhance dust. Exhibited for the second time at the Design Academy for  the Dutch Design Week in Eindhoven, his "lampshade to dignify dust" makes the dirt « sparkles and whirls in the sunlight. (…). As the lampshade’s threads, charged with static electricity, become covered in layers of dust, they will take on the appearance of soft, fluffy cotton. Dust Shade has allowed Hirose to capture the beauty of dust.»

De design, de l’art et du cochon: Ted Noten et le diplôme-tranche de jambon

Vous prendrez bien une tranche de design ? C'est au designer néerlandais Ted Noten, acoquiné au pionnier des technologies d'impression en 3D de Freedom Of Creation qu'a échu cette année la mission de réaliser le trophée pour les élèves diplômés de la Design Academy d'Eindhoven. Noten et FOC ont eu l'idée de surmonter la traditionnelle coupe de cette extravagante tête de cochon, découpée en tranches personnalisées : chacune affiche la spécialité du jeune diplômé. Tout est bon dans le cochon. (photos ci-après) Fancy a slice of design? Dutch designer Ted Noten and 3D printing technologies pioneer Freedom Of Creation have been commissioned to create the latest Eindhoven Design Academy Trophy for the newly graduated students. Noten and FOC produced this extravagant "Pig Head Trophy". Each graduate received their own slice, customized to read the course they majored in. It sure looks "meat"… (more pictures after the jump)

Design, ramage, plumage : Camille Cortet, oiseau de paradis de la Design Academy Eindhoven

A Eindhoven, l'exposition annuelle des travaux de diplôme des élèves de la Design Academy demeure l'un des événements les plus courus de la Dutch Design Week. En pénétrant dans la première salle, on aperçoit immédiatement le travail de Camille Cortet : dans sa démarche, comme visuellement, son étrange série de "Transformations" sort du lot. Colliers et plastrons masculins (une sorte de cravate qui se transforme en jabot comme pour imiter un bel oiseau en pleine opération de séduction) ou des vêtements découpés au laser, qui semblent fait de peau de serpent : l'ensemble aurait pu sembler froid, voir un brin répulsif (quelques mètres plus loin, la collection de cercueils biodégradables pour foetus morts-nés et avortés de Brigitte Coremans aurait toutefois emporté la palme du glauque). Mais les résultats dégagent un charme indéniable, et la réaction du public en témoigne amplement. Parade et panoplie de séduction s'avèrent efficaces. In Eindhoven, the Design Academy  annual graduation show is one of the most waited-for events of the Dutch Design Week. One step into the first room, and you will immediately notice Camille Cortet's works : her eerie "Transformations" pieces actually stand out. An array of aerial stringy collars for men (ties to be turned into plumped-up necklaces to imitate birds in seduction phase) and laser-cut clothes that seem made of snake skin: it could have been strange and even repulsive (although it could not have been creepier than Brigitte Coremans' bio-degradable coffins for stillborn babies displayed a few meters away). But the results are beautiful and somehow mesmerizing, judging by the reactions of the audience. Indeed, the seduction part has proven effective.