Tom Frencken, artisan-designer

Définir le style de Tom Frencken n'est pas chose facile - lui-même avance quelque indices : « une gamme variée de matériaux, de formes, de coloris, et des proportions un peu hors du commun. » Diplômé de la Katholieke Hogeschool de Mechelen, le jeune designer créée du mobilier, des bijoux, des luminaires. A Eindhoven, dans le cadre de la Dutch Design Week 2010, Frencken exposait sa nouvelle collection sur le Strijp-S, au Klokgebouw (ancienne usine à Bakélite de Philips, bâtiment érigé dès 1929 et désormais classé monument historique). Le designer dit trouver inspiration dans « tout ce qui l'entoure, fasciné par les lieux de rencontre entre la nature et la main de l'homme. Les idées sont ensuite mises en oeuvres, deviennent des meubles, des aménagements d'intérieurs, des bijoux, des accessoires, des objets d'art, des luminaires, des photographies ou encore des dessins. » Defining Tom Frencken's style is not an easy task - himself hints to « a wide variety of materials, shapes, colours and non-obvious proportions ». The Mechelen Katholieke Hogeschool alumn designs furniture, lights or even jewelry. In Eindhoven, for the Dutch Design Week, Tom Frencken showcased his last works on the Strijp-S, at the Klokgebouw (a venue that used to be a Philips factory, where bakelite was produced ; built as soon as 1929, it is now a National monument). Frencken says he gets his inspiration « from everything that surrounds him, and is mostly fascinated by places where human intervention occurs in nature. All ideas and impressions are translated into furniture, interiors, jewelry, accessories, art, lightning, photographs and drawings. »

Design, ramage, plumage : Camille Cortet, oiseau de paradis de la Design Academy Eindhoven

A Eindhoven, l'exposition annuelle des travaux de diplôme des élèves de la Design Academy demeure l'un des événements les plus courus de la Dutch Design Week. En pénétrant dans la première salle, on aperçoit immédiatement le travail de Camille Cortet : dans sa démarche, comme visuellement, son étrange série de "Transformations" sort du lot. Colliers et plastrons masculins (une sorte de cravate qui se transforme en jabot comme pour imiter un bel oiseau en pleine opération de séduction) ou des vêtements découpés au laser, qui semblent fait de peau de serpent : l'ensemble aurait pu sembler froid, voir un brin répulsif (quelques mètres plus loin, la collection de cercueils biodégradables pour foetus morts-nés et avortés de Brigitte Coremans aurait toutefois emporté la palme du glauque). Mais les résultats dégagent un charme indéniable, et la réaction du public en témoigne amplement. Parade et panoplie de séduction s'avèrent efficaces. In Eindhoven, the Design Academy  annual graduation show is one of the most waited-for events of the Dutch Design Week. One step into the first room, and you will immediately notice Camille Cortet's works : her eerie "Transformations" pieces actually stand out. An array of aerial stringy collars for men (ties to be turned into plumped-up necklaces to imitate birds in seduction phase) and laser-cut clothes that seem made of snake skin: it could have been strange and even repulsive (although it could not have been creepier than Brigitte Coremans' bio-degradable coffins for stillborn babies displayed a few meters away). But the results are beautiful and somehow mesmerizing, judging by the reactions of the audience. Indeed, the seduction part has proven effective.