“Death bag”: mort annoncée du sac plastique aux IDD Awards

"Death bag", sac en plastique dont le jeu de plis façon origami lui confère la forme d'un cercueil, a été conçu par les designers indiens Vedang Kulkarni et Aakanksha Rajhans. Les deux créateurs souhaitent attirer ainsi l'attention sur le caractère faussement innocent de ce produit du quotidien : si le plastique est bel et bien biodégradable, sa décomposition nécessite cependant pas moins de cinq siècles. Un détail de poids, trop aisément ignoré au profit d'une bonne conscience collective hâtivement brandie. « Honnêtement, qui voudrait être vu avec un sac en forme de cercueil à la main ? La forme du sac se veut suffisamment répulsive au point de marquer les esprits. » (…) Imitating a coffin shape thanks to origami folds, "Death bag" was imagined by Indian designers edang Kulkarni and Aakanksha Rajhans to stress the impact of plastics on Nature. « Plastic is very convenient and is a durable material. However, this durability is turning into a curse. A plastic bag takes more than 500 years to decompose. And, during this period, we keep building up piles of hundreds of thousands of newer plastic bags. While all of us know that we need to stop using plastic bags, more often than not, convenience scores over common sense and awareness towards protecting the environment. The idea behind the 'death bag' or the 'coffin bag' is to ring that awareness bell in an individual's mind at that precise moment when he or she is being offered a plastic bag in a store. (…)

Kitsuné & Hansen se font la malle chez Barney’s à NY

La designer Gesa Hansen s'est associée au très branché label Kitsuné à l'occasion de l'ouverture d'une boutique éphémère chez Barney's, à New York. L'élégante malle-cabine de Gesa Hansen (nominée pour le Designpreis Deutschland 2011), qui trônera dans le grand magasin américain, dépoussière le chic convenu et compassé des sempiternelles malles Vuitton ou Goyard. Le bois utilisé et bichonné main par Gesa provient de sa propre réserve (particularité de la créatrice, qui cultive patiemment sa matière première, chêne et noyer caracolant en tête). Bureau, miroir en pied, étagères variées, profonds tiroirs, porte-manteau, tout y est - un brin d'allure mid-Century modern en prime. La designer allemande, âgée de 29 ans, a grandi dans une famille d'ébénistes, designers et architectes d'origine scandinave. Nul ne s'étonnera donc de son credo : « Home-grown wood, hand-made furniture et développement durable » (en français dans le texte).

Cocon de bois : Polyhedron pod, Manuel Villa architecture

De l'extérieur, on n'aperçoit du cocon au coeur de bois miel que son enveloppe anguleuse d'un noir mat. A l'approche, cet élégant polyèdre, pensé comme une "vraie" maison, est une sorte de pièce en plus, une annexe de la maison principale, entièrement dévolue aux loisirs. C'est à Bogota que Manuel Villa a réalisé le Polyhedron pod à la demande d'un jeune couple avec bébé, désireux de créer un espace leur permettant à la fois de se mettre à l'écart et de recréer un lien avec la nature environnante. Rangements et spacieuse banquette, puits de lumière naturelle et ampoules masquées font de ce nid colombien une bulle de décompression des plus accueillantes, et une solution séduisante à la problématique de l'espace devenu trop exigu à l'arrivée d'un enfant.

A Chypre, une maison d’architecte fait rimer “écologie” avec “extravagance”

A 50 mètres de la plage la plus courue de l'île, érigée entre deux rues étroites de Limassol (ou Lemesos, deuxième ville de Chypre), les passants ne devinent rien de l'extravagante maison bâtie sur les ruines d'une ancienne usine de traitement de noix de caroube. Architecte, George Papadopoulos a grandi non loin de là. Père de quatre garçons, il a rénové le site désaffecté, imaginant une maison dévolue à l'écologie, la nature, tout en maintenant quelques touches traditionnelles  dans le choix des matériaux ou l'agencement des pièces à vivre.

L’art plastique, c’est fantastique : “Plastic Bag as Humble Present”

L'artiste américain Josh Blackwell s'approprie les codes de l'Arte Povera cher aux Italiens, en donnant à de "vulgaires" sacs en plastique de supermarché traitement et atours habituellement réservés à de plus nobles supports. Ses réalisations sont réunies dans un beau livre illustré, intitulé "Plastic Bag as Humble Present". Brodées de fils de coton ou de laine, enrichies, magnifiées, les oeuvres éphémères (et biodégradables) trouvent place dans la rue, fugaces installations urbaines, ou dessinent de joyeuses taches colorées sur les murs de galeries parisiennes, milanaises, new-yorkaises, londoniennes…

Blocks & The City : petits jouets écolo-chics

Simplissime jeu de construction, les blocs de bois du designer Christopher Jarratt feront-ils concurrence aux sacro-saintes planchettes Kapla ? Ces petites pièces de bois ont été détaillées à la main, puis peintes mécaniquement.

Starck brasse de l’air, c’est “Revolutionair”

L'éolienne domestique siglée Starck vient enfin de montrer le bout de son hélice. Annoncée dès avril 2008, Philippe Starck en avait présenté le prototype à l'occasion du salon "Green Energy Design"  de Milan.

Oogst 1000 Wonderland : Alice à la “ferme du futur”

Quelque part entre science-fiction, Disneyland ("Dairyland" ?) et les communautés utopiques chères au 19e siècle, les "fermes du futur" du cabinet néerlandais Tjep. sont révolutionnaires. Des trois projets de fermes auto-suffisantes qu'ils ont imaginés, "Oogst 1000 Wonderland" est sans doute le plus ébahissant : à la fois ferme,