Tjep, Recession Chair

Pour faire écho à la récession économique mondiale, le studio de design néerlandais Tjep a poncé tout un montant d'une chaise Ikea, modèle classique et largement produit, jusqu'à ce que le siège tienne tout juste sur ses pieds. Voilà la pauvre chaise incapable de remplir sa fonction : elle s'écroulerait sous le poids de son utilisateur, "comme une société minée par la récession." To echo the receding state of the global economy, Dutch design studio Tjep sanded out parts of a classical-looking, mass-produced Ikea chair, pieces hardly holding together anymore - let alone being able to support the weight of a person, "muchlike a society plagued by recession".

L’épopée de Sigvard Bernadotte, Prince de Suède & mythique designer

Il ne vous reste qu'une poignée de jours pour découvrir à l'Institut suédois la formidable aventure de Sigvard Bernadotte (1907-2002), figure majeure du design du 20° siècle, frère de la reine Ingrid du Danemark et arrière petit-fils de la reine Victoria. Sigvard de Suède, né à Stockholm en 1907, est déchu de ses titres et privilèges par son grand-père, le roi Gustav V, pour avoir épousé une roturière (un rejet qui laisse songeur en regard de l'actualité, la future reine venant d'épouser son ancien coach sportif…). Un coup dur dignement compensé : la passion de Sigvard (premier rejeton de la dynastie des Bernadotte à obtenir un diplôme universitaire) pour le design industriel l'obsède bien plus que son extraction royale.

Détournement d’Ikea : biggest idea, smaller price

Feu l'incubateur de design Platform 21 avait lancé en 2008 une compétition dont le but était de détourner des produits de la célèbre enseigne suédoise. Les designers Daphna Isaacs et Laurens Manders (qui se cache derrière l'impressionnant Vault) avaient impressionné le jury avec une mise en scène humoristique : chaise et tapis frappés du "prix psychologique" de 9,99 euros, comme une page arrachée au catalogue Ikea. "Our biggest idea is the smaller price"...

IKEA avant Jésus Christ

Ingvar Kamprad n'aurait rien inventé en inaugurant son premier magasin en 1965 : des fouilles archéologiques dans le sud de l'Italie viennent de mettre à jour les vestiges de ce qui peut être considéré comme l'ancêtre d'Ikea. Pas moins de six siècles avant la naissance de Jésus Christ, le bâtiment, évoquant un temple grec, proposait en effet à la vente éléments décoratifs ou d'architecture, assortis d'instructions pour un assemblage ultérieur.

Et le design redeviendra poussière…

La designer norvégienne Kaja Solgaard est une tueuse qui nous veut du bien. Tout commence avec le massacre d'une inoffensive commode sauteuse de style Louis XV. On reconnaît immédiatement son ennuyeuse silhouette au tablier bedonnant, ornée de cuivres maniéristes, ses hautes pattes chichiteuses, sa façade ventrue flanquée de tiroirs dont la manipulation s'accompagne souvent d'une légère odeur de naphtaline.

Forget Ikea: le meuble en kit, c’est chic

Des pièces de mobilier à assembler soi-même, le bois brut à personnaliser d'un coup de peinture, c'était jusqu'à présent l'apanage de la firme suédoise au logo jaune et bleu. Ingvar Kamprad, fondateur d'Ikea, en a même fait sa "patte" dès 1953. En France, un ouvrage paru en 1952 aux éditions Flammarion, "L'Art ménager français", proposait deux modèles de chaise et commode à assembler soi-même, mais il a fallu attendre les années 1970 pour que le meuble en kit soit tout à fait entré dans les moeurs et habitudes hexagonales.

“Favorite things” from Stockholm

Mini-vitrine suspendue, cabinet de curiosités miniature, les designers suédois et taïwanais du studio Chen Karlsson ont imaginé cet amusant luminaire. Un orifice permet de glisser à l'envi les menus objets que vous souhaitez mettre en exergue.