Karim Rashid x VELUX x Sleek design

Pour célébrer le lancement officiel d'une nouvelle collection signée Karim Rashid, la firme danoise Velux (qui fête ses soixante ans d'existence) avait invité quelques blogueurs français à rencontrer l'hyper-productif designer dans le cadre du salon Heimtextil, à Francfort. Sleek design a eu l'insigne honneur de faire partie des happy few. Mais poser une question au créateur anglo-égyptien n'est pas une mince affaire... To celebrate the launching of a new line designed by Karim Rashid, the Danish brand Velux (turning sixty) had invited a handful of French bloggers to meet the serial designer at Heimtextil in Frankfurt. Sleek design was lucky enough to be among the happy few, but, truth be told, it was no small affair...

Design, ramage, plumage : Camille Cortet, oiseau de paradis de la Design Academy Eindhoven

A Eindhoven, l'exposition annuelle des travaux de diplôme des élèves de la Design Academy demeure l'un des événements les plus courus de la Dutch Design Week. En pénétrant dans la première salle, on aperçoit immédiatement le travail de Camille Cortet : dans sa démarche, comme visuellement, son étrange série de "Transformations" sort du lot. Colliers et plastrons masculins (une sorte de cravate qui se transforme en jabot comme pour imiter un bel oiseau en pleine opération de séduction) ou des vêtements découpés au laser, qui semblent fait de peau de serpent : l'ensemble aurait pu sembler froid, voir un brin répulsif (quelques mètres plus loin, la collection de cercueils biodégradables pour foetus morts-nés et avortés de Brigitte Coremans aurait toutefois emporté la palme du glauque). Mais les résultats dégagent un charme indéniable, et la réaction du public en témoigne amplement. Parade et panoplie de séduction s'avèrent efficaces. In Eindhoven, the Design Academy  annual graduation show is one of the most waited-for events of the Dutch Design Week. One step into the first room, and you will immediately notice Camille Cortet's works : her eerie "Transformations" pieces actually stand out. An array of aerial stringy collars for men (ties to be turned into plumped-up necklaces to imitate birds in seduction phase) and laser-cut clothes that seem made of snake skin: it could have been strange and even repulsive (although it could not have been creepier than Brigitte Coremans' bio-degradable coffins for stillborn babies displayed a few meters away). But the results are beautiful and somehow mesmerizing, judging by the reactions of the audience. Indeed, the seduction part has proven effective.

Le design graphique et textile de Louise Bourgeois : Fabric Works

Louise Bourgeois se réjouissait de la perspective de cette exposition, à l'organisation de laquelle elle a pris une part active juste avant sa disparition, en mai dernier. Fabric Works présente plus de 70 cartons et dessins préparatoires, 4 sculptures de larges dimensions et autres motifs, réunis en public pour la première fois. L'exploration du textile dans l'oeuvre de Louise Bourgeois remonte aux années 1960 - une influence qui prendra dès lors de plus en plus d'ampleur dans le travail de l'artiste, jusqu'à en devenir une composante essentielle. Un trait de famille, pourrait-n dire, car ses propres parents dirigeaient un atelier de restauration de tapisseries.  « J'ai toujours craint d'être abandonnée, séparée des miens. Coudre est pour moi une tentative de maintenir chaque chose, chacun à sa en place. » Grâce au commissaire d'exposition Germano Celant, l'exposition voyagera de Venise à Londres, à l'occasion de l'ouverture du nouvel espace de la galerie Hauser & Wirth’s au 23, Savile Row (jusqu'au 18 décembre). Photographi Louise Bourgeois was delighted with the idea of this exhibition, on which she actively worked on before her death in May this year. Fabric Works showcases over 70 fabric drawings and 4 large-scale sculpture works, collectively shown for the first time. Louise Bourgeois started exploring fabric designing in the 1960's, and her works have an intimate accent sometimes. She was born surrounded by soft materials, her parents owning a tapestry restoration workshop.  “I always had the fear of being separated and abandoned. Sewing is my attempt to keep things together and make things whole”. Thanks to curator Germano Celant, the exhibtion travels from Venice to London, for the launching of Hauser & Wirth’s new gallery space at 23 Savile Row (until December 18th).

100% Design London accueille le meilleur du design belge

Après le salon du meuble de Milan ou la design week de Stockholm, c'est à Londres que les designers du programme 101% Designed in Brussels s'apprêtent à poser leurs valises. Du 23 au 26 septembre 2010, l'événement 100% Design London accueillera Nathalie Dewez, designer de luminaires, le designer industriel Jean-François d'Or, le designer céramiste Hugo Meert, les architectes-designers Lhoas & Lhoas, ou les designers textile Anne Masson et Eric Chevalier. On ne trouvera pas, cette année, de "jeune talent émergent" dans la liste : le savoir-faire de chaque designer a été dûment éprouvé. Le parti pris des organismes Bruxelles Export et Designed in Brussels est d' «exporter une image plus diversifiée et plus engagée dans la vie professionnelle», ce qui suppose une mouture 2010 qui «évolue vers des profils plus âgés, plus expérimentés et plus établis, chacun dans sa discipline respective.» Tous ont amplement fait leurs preuves : Anne Masson et Eric Chevalier enseignent notamment à la Cambre, Jean-François d'Or collabore avec Euroluce ou Ligne Roset depuis nombre d'années. Le travail d'Hugo Meert, récompensé du label Henry Van De Velde en 2006, s'expose partout en Europe : on peut actuellement admirer une partie de la production du céramiste à la galerie parisienne Bensimon.

Designers finlandais bien frappés : Company, Helsinki

Ces deux souriants pingouins ne sont autres que les Finlandais Aamu Song et Johan Olin, fondateurs du studio de design Company. Song et Olin, qu'il s'agisse de mobilier ou de vêtements, aiment puiser dans les ressources (bois, peaux, laine), mythes et usages nationaux. A en juger par le caractère loufoque de leurs créations, du pantalon incorporant un ersatz de cheval à bascule au cache-nez  tricoté façon barbe, on imagine que les soirées d'hiver peuvent sembler longues, très longues, à Helsinki. Un mal pour un bien cependant : collier-sac à main, tabouret-champignon, escarpins à quatre "pattes" jamais un catalogue n'avait aussi bien assumé son ubuesque bizarrerie depuis celui de leurs voisins islandais de Vík Prjónsdóttir.

Claudia Caviezel, designer textile & voleuse de couleurs

A quelques siècles près, les créations de la designer textile et architecte d'intérieur  Claudia Caviezel auraient pu inspirer la "robe couleur du temps" de la Peau d'âne de Charles Perrault. Les tissus imaginés par la créatrice suisse proviennent tout droit du creuset sans fond de l'imaginaire collectif. Rien d'étonnant à ce que Jakob Schlaepfer, une des plus innovantes firmes du secteur, lui fasse confiance.

Patternity dépoussière la marqueterie

Incollables sur l'oeuvre de Sonia Delaunay ou celui du De Stjil, une obsession commune pour les arts décoratifs, et plus particulièrement pour le motif, a amené Anna Murray et Grace Winteringham  à joindre leurs efforts. Le nom du studio, Patternity, affiche hardiment le credo des deux créatrices : le motif ("pattern") supplante la forme, c'est lui qui donne véritablement naissance à l'objet.

Et maintenant, Janne Kyttanen prend des gants

Après les fameuses chaussures "imprimées" en 3D, Freedom of Creation vient de signer une paire de gants fabriquée au moyen du procédé de prototypage rapide mis au point par son créateur. pour la collection permanente d'un musée barcelonais.